Contenu alternatif ( pas de plugin flash, pas de javascript...)
Page précédenteImprimer

Actualités

Sdiri voit loin

Jeudi 20 Août 2009

Engagé au saut en longueur, Salim Sdiri est notre principale chance de médaille lors des Mondiaux d'athlétisme

Nouvelle tête d'affiche de notre section Athlétisme, Salim Sdiri, 31 ans, est l'un des hommes à suivre lors des Championnats du monde d'athlétisme, qui se déroulent à Berlin. Ce sauteur en longueur a en effet battu le record de France (8m42) cet été et il compte bien améliorer encore cette marque, lui qui fut 5e aux Mondiaux 2005. Propos d'un sportif à l'itinéraire atypique.

Les débuts dans l'athlétisme

Salim n'a pas suivi l'itinéraire classique d'un athlète. Sportif accompli, ayant pratiqué de nombreuses disciplines (canoë-kayak, escalade, basket, etc), il a trouvé sa voie dans l'athlétisme à seulement 17 ans.

«Sur les conseils de mon professeur d'EPS en Terminale, je me suis inscrit à l'USM Montargis, le club de la ville où j'ai grandi. J'ai commencé par le triple saut, mais comme c'est une discipline très traumatisante pour les tendons, le genou et le dos, j'ai décidé de m'orienter vers le saut en longueur. A mes débuts, je sautais à 6m40 mais, à force de travail, j'ai rapidement progressé. Je me souviens d'avoir battu le record du club avec un saut à 6m94 en 1997. J'ai ensuite eu la chance de faire un stage à l'INSEP pendant une semaine, auprès de Danielle Desmier, qui est maintenant mon entraîneur depuis dix ans. En février 2000, je sautais déjà à 7m84.»

Le drame de Rome

En juillet 2007, Salim est victime d'un accident peu banal. Lors du meeting de Rome, alors qu'il est dans la zone réservée à l'entraînement des sauteurs, un javelot lancé par le Finlandais Tero Pitkämäki vient accidentellement le toucher dans le bas du dos. Le projectile est entré sur plus de 20 centimètres, le touchant au foie.

«Aujourd'hui, la blessure est refermée, mais j'ai connu une année très difficile et il m'a fallu du temps pour retrouver le niveau qui était le mien avant cet accident. En reprenant la compétition l'année dernière, j'ai pu progressivement oublier cet événement. J'ai réussi à me qualifier aux Jeux Olympiques, ce qui était mon objectif, même si je n'étais pas encore à 100 % à Pékin, où je n'ai pas pu accéder à la finale. Désormais, je me sens bien et je ne suis jamais rentré aussi fort en début de saison.»

Une nouvelle vie

Un entraîneur basé à Niort, des séances d'entraînement à Montargis et à Paris : notre athlète a désormais une vie bien réglée.

«Danielle Desmier m'envoie des programmes d'entraînement et me supervise à distance. Nous nous voyons essentiellement en stage et sur quelques compétitions. Il y a quelques mois, j'ai connu Arnaud Lagardère sur un plateau télévisé et le courant est très bien passé entre nous. C'est à la suite de cette rencontre que j'ai rejoint le Lagardère Paris Racing. J'ai désormais accès à des outils de haute technologie au sein du Team, ce qui me permet de mieux gérer mes cycles d'entraînement. Je monte deux fois par semaine à Paris et, le reste du temps, je m'entraîne à Montargis. Représenter mon club est important. C'est la raison pour laquelle j'ai participé aux Interclubs et aux Championnats de France en salle sous les couleurs du Lagardère Paris Racing.»

Des passions peu banales

En dehors de l'athlétisme, Salim a des passe-temps qui sortent de l'ordinaire.

«Depuis l'âge de dix ans, j'ai une réelle passion pour les reptiles. Chez moi, je possède trois serpents - un boa et deux pythons - et une vingtaine de caméléons. Ils disposent d'une pièce pour eux dans laquelle un terrarium a été aménagé. Leur entretien est limité, car les serpents peuvent rester douze mois sans manger, alors que les caméléons se nourrissent d'insectes. Mon autre passion, la pêche, est importante pour ma récupération nerveuse. Entre deux compétitions, il m'arrive souvent de partir au bord d'un étang, pendant deux ou trois jours avec ma canne à pêche et tout ce qu'il faut pour vivre en autarcie. J'ai également un intérêt prononcé pour les motos et les quads, et plus généralement ce qui a trait à la mécanique et au bricolage.»

 

Propos recueillis par Cyrille Le Guyon


TeamLagardèreMembre de Fondation Jean-Luc LagardèreLagardère