Mardi 03 Août 2010
Martial Mbandjock s'est mis au diapason d'un athlétisme tricolore triomphant aux championnats d'Europe d'athlétisme de Barcelone. Le sprinteur du Lagardère Paris Racing, après avoir décroché le bronze sur 100 mètres, a fait de même sur 200 mètres avant de remporter l'or sur le 4x100 mètres !
"C'est un bilan très positif. Repartir avec trois médailles pour autant d'épreuves, c'est forcément satisfaisant." Martial Mbandjock peut enfin profiter. Triple médaillé aux championnats d'Europe d'athlétisme, le sprinteur peut enfin savourer ce "moment de bonheur à partager avec (ses) proches." Et il y a de quoi. Il a ainsi vécu quatre jours exceptionnels en Catalogne, touchant le bronze à deux reprises avant de se parer d'or après un incroyable finish.
C'est tout d'abord sur la distance reine du 100 mètres que le Roubaisien s'est distingué, à l'issue d'une course folle. Car si Christophe Lemaître s'imposait (10"11), Martial terminait lui dans le même centième que deux Britanniques, Mark Lewis-Francis (2e) et Dwain Chambers (5e), et que le Portugais Francis Obikwelu (4e), en 10''18. Une troisième place satisfaisante dont il ne souhaitait toutefois pas se contenter, attendant surtout son fétiche 200 mètres.
"Des sensations énormes"
Et là encore, Martial Mbandjock n'a pas déçu. Son compatriote Christophe Lemaitre confirmait lui son nouveau statut du sprint continental en s'imposant en 20"37, d'une courte tête devant le Gallois Christian Malcolm (20"38), et Martial s'offrait un nouveau podium, en 20"42. Une sacrée performance alors qu'il était souffrant et appréciait ensuite cette "médaille du dépassement. Je suis complètement crevé, je me suis vraiment surpassé."
Une détermination sans faille à nouveau récompensée lors du dernier jour de la compétition, au cours d'un relais 4x100 mètres très attendu. Associé à Jimmy Vicaut, Christophe Lemaitre et Pierre-Alexis Pessonneaux, il est cette fois monté sur la plus haute marche du podium. Pourtant en retard à l'entame de la dernière ligne droite, il produit alors un incroyable effort pour devancer l'Italien Maurizio Checcuci (38"11). "On a relevé le défi, savourait-il ensuite. J'ai ressenti des sensations énormes que je n'avais jamais connues. Dans ma course, je me suis dit que je n'avais pas le droit de laisser passer l'Italien sinon ils allaient me tuer ! On était invincible et intouchable ce soir !" Une nouvelle breloque qui permet à la France de battre son record historique de 1950, et le sprint n'y est bien évidemment pas étranger...